Les concepts lacaniens et leur opérationnalité

Nous aborderons cette année les principaux concepts lacaniens.

Lire Lacan ça fait toujours peur ! Peur de ne rien y comprendre, peur de se sentir démuni et ridicule devant la complexité des concepts déployés tout au long d’une œuvre réputée difficile.

Une bonne protection devant ce rapport si anxiogène aux textes de Lacan serait de se dire que tout cela n’est que charabia pour intello, que ça n’a ni queue ni tête et qu’au final Lacan n’était qu’un imposteur. Pourquoi pas, si ça rassure ? A moins que devant ce chemin qui s’offre à nous, qui comporte des passages ardus et qui, de fait nécessite un bon entrainement, nous nous disions que ça vaut peut-être le coup de s’y aventurer.

Un autre frein dans l’abord de la théorie lacanienne est celui de son opérationnalité. Y-a-il une efficace dans la pratique, dans le traitement ?
Question très actuelle, surtout lorsqu’aujourd’hui des outils sont présentés comme scientifiquement validés pour le traitement de la plupart des troubles psychiques. Il est pratiquement établi aujourd’hui que tout ce qui n’est pas EMDR, Thérapie cognitivo comportementale et labellisé neuroscience, n’est qu’escroquerie. Difficile alors de s’inscrire dans un autre discours, de suivre une autre voie qui ferait de nous au pire des imposteurs, au mieux des fossiles.

A ceux qui voudront bien nous suivre cette année nous essaierons de montrer en quoi l’enseignement de Lacan est novateur, subversif et opérationnel car oui, dans la pratique, s’orienter avec la boussole lacanienne permet de ne pas perdre le cap et d’amener à bon port celui qui nous consulte.
Nous nous risquerons à cet autre discours, à ne pas suivre la messe qui est déjà dite !

T.N.

Le programme :

La théorie nait de la pratique en ce sens qu’elle est un effort pour trouver dans l’expérience des logiques ou des lois repérables qui permettent d’intervenir sur les procès en cours.
Dans notre pratique il s’agit de voir en quoi la théorie par les balisages qu’elle proposent nous aide à modifier ou non, par notre intervention, des logiques de vies mortifères. La théorie est confortée, affinée ou infirmée par chaque praxis. Nous permettons donc une circulation pratiquement borroméenne entre praxis et théoria en proposant en première partie un enseignement théorique et en deuxième partie une présentation clinique si possible en lien avec la première.

Samedi 15 octobre 2022

Penser la clinique ne saurait se faire sans une formalisation rigoureuse et construite. Ce qui dans une rencontre, au cours d’un entretien, produit des effets thérapeutiques, ne relève pas seulement d’un recueil, mais implique également d’en dégager les opérations logiques dont elles découlent. C’est ce que nous aborderons cette année avec les concepts cliniques lacaniens, en cernant au plus près les conséquences de l’exigence aussi formelle que clinique qui jalonnent son séminaire et ses écrits.

Notre première séquence épistémologique s’ouvrira sur les concepts « Langage, parole / grand Autre / sujet » . David Sellem, psychologue clinicien, psychanalyste, nous proposera une intervention qu’il a intitulé :  » Le langage, une passion lacanienne« .

La seconde séquence clinique sera l’occasion d’écouter Olivier Linden, Cadre de santé, Psychanalyste, qui présentera un cas issu de sa pratique clinique intitulé « Il faut bien vivre ».